France, Michael Kenna
5 décembre 2014
Paris Magnum
12 décembre 2014

GOOD GUY BORIS – THE PARADIGM SHIFT

paradigm-shiftGood Guy Boris est journaliste, fondateur du site The Grifters.
Il démarre sa carrière par la photographie argentique dès l’adolescence, période à laquelle il se retrouve, comme il le dira lui-même: « Avec les mauvaises personnes au bon moment ». En effet Boris est né et a grandi au cœur de l’Europe de l’Est,  dans une région sinistrée où la débrouillardise et la corruption étaient et sont encore omniprésentes.

L'Exposition : THE PARADIGM SHIFT

Boris raconte une autre histoire du graffiti. Une histoire occulte, une histoire vécue dans le plus grand secret par ses acteurs. Aujourd'hui, elle se révèle au profane et met en scène un monde interlope et parallèle, une société secrète qui cultive avec un certain mystère l'entre-soi. Pêché égomaniaque, la culture graffiti ne révélait que les peintures de ses auteurs. Boris a fait un autre choix et témoigne d'un autre postulat. Plutôt que de regarder droit devant et de se contenter de photographier et documenter la culture graffiti par ses pièces, il a fait un pas de côté. Il raconte ainsi une histoire périphérique, une histoire bord cadre où tout se joue en amont des actions.

Boris privilégie les ambiances et s'inscrit en creux entre le photo reportage et la photo d'auteur. Il incarne cette nouvelle génération qui illustre le passage de la photographie de presse aux cimaises des galeries. Ces photographies font valeur de témoignage documenté tout en imposant une esthétique spécifique. L'emploi du flou et du décadrage ouvre le champ des possibles, révèle par touche une nouvelle forme d'exploration urbaine.

Dans les soubassements de la ville et sur ses toits, Boris interroge la norme, révèle les "rites" d'une tribu urbaine passée maîtresse dans l'art de la transgression et la culture du secret. Photographier ces aventuriers d'un genre nouveau, ce n'est pas seulement photographier une culture à la marge, une société secrète, c'est aussi révéler quelque chose de profondément universel. Derrière cette appétence du graffiti pour la matière métallique du métro, l'ambiance des dépôts, ou la recherche du meilleur spot, Boris explore ce lien tenu entre passion et obsession, entre désir et fétichisme, entre transgression et quête d'absolu, entre rituels et expérience libertaire.the_paradigm_shift_good_guy_boris3

Curateurs d’exposition : Amine Bouziane et Stefano Incollingo

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