Photo: Naruki Oshima

Photo: Naruki Oshima

Dans la série "haptic green", aujourd’hui exposée à la Galerie NextLevel et toute entière dédiée au paysage naturel, Naruki Oshima utilise des techniques complexes qui lui permettent de décomposer le sujet en de nombreuses vues (plus de deux cents) pour ensuite le recréer de manière inédite. Son procédé tient du scannage ; avec l’appareil fixé en un point précis, l’artiste prend une série de vues successives, balayant son sujet du coin inférieur gauche jusqu’au coin supérieur droit. La réunion de toutes ces images en une seule demande ensuite un travail minutieux de la part de Naruki Oshima, qui doit corriger les distorsions causées par l’angle de l’appareil fixé en un point inamovible et effacer les traces de juxtaposition, afin de donner l’illusion d’une vue unique. Nous sommes donc là bien loin du processus classique du collage, dans lequel les éléments gardent chacun leur identité propre, leur superposition étant délibérément mise en avant.

Sa manière de procéder brouille nos capacités de compréhension, comme lorsque nous nous trouvons trop près ou trop loin d’un objet pour pouvoir percevoir clairement ce dont il s’agit. Le sujet photographié par Naruki Oshima prend une valeur abstraite, devient masse colorée, jeu d’ombres et de lumières, pur objet conceptuel, tout en restant lié à la réalité par un fil ténu mais néanmoins solide, d’une grande densité. Naruki Oshima invalide toute tentative de décryptage socioculturel de ses images, tout discours sur le sens même de leur contenu, en prenant bien garde toutefois de ne pas tomber dans une abstraction plastique. Et c’est grâce à ce subtil équilibre entre les opposés que l’inconnu, si fascinant, peut surgir

Sa manière de procéder brouille nos capacités de compréhension, comme lorsque nous nous trouvons trop près ou trop loin d’un objet pour pouvoir percevoir clairement ce dont il s’agit. Le sujet photographié par Naruki Oshima prend une valeur abstraite, devient masse colorée, jeu d’ombres et de lumières, pur objet conceptuel, tout en restant lié à la réalité par un fil ténu mais néanmoins solide, d’une grande densité. Naruki Oshima invalide toute tentative de décryptage socioculturel de ses images, tout discours sur le sens même de leur contenu, en prenant bien garde toutefois de ne pas tomber dans une abstraction plastique. Et c’est grâce à ce subtil équilibre entre les opposés que l’inconnu, si fascinant, peut surgir.

7 novembre 2013

haptic green – Naruki Oshima

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6 novembre 2013

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6 novembre 2013

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